Féliciter l’effort plutôt que le résultat
Dire à un enfant « tu es tellement intelligent » semble encourageant, mais peut le pousser à éviter les difficultés, de peur de ne plus mériter le compliment. Souligner l’effort (« tu as beaucoup travaillé pour cette dictée, et ça se voit ») l’encourage au contraire à persévérer, même quand c’est difficile.
Cela vaut aussi quand le résultat n’est pas au rendez-vous. Un enfant qui a révisé sérieusement mais obtenu une note moyenne a besoin d’entendre que son travail compte, pas seulement que la note est décevante.
Des félicitations précises
Un « bravo » répété à chaque occasion finit par perdre de sa valeur. Les compliments précis ont beaucoup plus d’effet : « tu as rangé ta chambre sans qu’on te le demande », « tu as aidé ton petit frère à faire son puzzle », « tu as osé lever la main en classe alors que tu es timide ».
Ils montrent à l’enfant que vous avez vraiment remarqué ce qu’il a fait, et lui indiquent ce qu’il peut reproduire.
Demandez-lui aussi ce qu’il ressent : « Tu dois être fier de toi, non ? » L’aider à reconnaître sa propre satisfaction compte autant que votre compliment.
Récompenser sans marchander
Les récompenses ne sont pas un problème en soi, mais elles changent de nature lorsqu’elles sont promises à l’avance pour chaque effort (« si tu as une bonne note, tu auras un jouet »). L’enfant finit par travailler pour la récompense, et plus pour le plaisir d’apprendre ou de réussir.
Les récompenses inattendues, offertes après coup pour marquer un moment important, fonctionnent beaucoup mieux. Et les plus appréciées ne coûtent souvent rien : un moment privilégié avec un parent, le choix du repas du soir, une sortie au parc, le droit de veiller un peu plus tard.
Les moments qui méritent d’être marqués
- Le premier jour d’école, de collège ou de lycée, surtout s’il était redouté.
- La fin de l’année scolaire, quels que soient les résultats.
- Un premier exploit : nager seul, faire du vélo, lire un livre entier.
- Une peur surmontée : le dentiste, une nuit chez un ami, une prise de parole.
- Un geste de gentillesse ou de générosité envers quelqu’un.
Un diplôme pour garder le souvenir
Pour les étapes qui comptent, un diplôme fait souvent plus plaisir qu’un jouet vite oublié. Les enfants adorent recevoir un « vrai » document à leur nom, qu’ils peuvent montrer à leurs grands-parents ou afficher dans leur chambre.
Le « diplôme du nageur courageux », le « certificat de lecteur confirmé » ou le « diplôme du meilleur grand frère » récompensent exactement ce que l’enfant a accompli, avec des mots qu’il comprend. Vous pouvez partir des modèles école et enfants, ajouter son prénom et la date, et le lui remettre avec un peu de solennité, en lisant le texte à voix haute. Rangé au fil des années dans une pochette, il devient une jolie collection de souvenirs.
Pour les plus petits qui ne lisent pas encore, choisissez un diplôme très illustré et lisez-le avec eux en montrant chaque mot.
Attention aux comparaisons
Féliciter un enfant en le comparant à un autre (« tu as fait mieux que ton frère ») peut blesser celui qui est comparé et créer de la rivalité. Chaque enfant avance à son rythme : la seule comparaison utile, c’est avec lui-même. « Il y a trois mois, tu n’arrivais pas à faire ça, regarde où tu en es maintenant. »
Des diplômes pour les enfants
À personnaliser gratuitement pour marquer chaque étape importante.
Questions fréquentes
Peut-on trop féliciter un enfant ?
Des félicitations sincères et précises ne sont jamais de trop. Ce qui pose problème, ce sont les compliments automatiques, pour tout et n’importe quoi, qui finissent par perdre leur sens.
Faut-il récompenser les bonnes notes ?
Un petit geste après coup pour marquer un effort important fait plaisir. Mieux vaut éviter en revanche d’en faire un système automatique, promis à l’avance pour chaque note.
